Les immatriculations de véhicules électriques dans les flottes d’entreprise ont bondi de plus de 53 % sur les premiers mois de 2026, portant leur part de marché au-delà de 28 %. Un chiffre impressionnant, qui cache pourtant une réalité moins reluisante : selon le Baromètre des Flottes Beev publié le 21 septembre 2026, 100 % des gestionnaires français disposent désormais de véhicules électriques, mais 74 % d’entre eux n’ont mis en place aucun protocole structuré pour gérer la recharge. Les conducteurs se débrouillent, sans suivi des consommations ni pilotage des horaires.
Un réseau public qui s’étend, mais une gestion qui reste à construire
La France compte 185 501 points de recharge ouverts au public au 31 décembre 2025, selon l’Avere-France, soit une progression de 20 % en un an. La recharge rapide progresse également : 12 % des points affichent désormais une puissance supérieure ou égale à 150 kW. L’État prévoit en outre 30 000 points supplémentaires sur les grands axes routiers d’ici 2035. Autant d’arguments favorables à l’électrification des flottes.
Mais l’accès à ce réseau reste semé d’embûches pour les entreprises. Sur de nombreuses bornes, le paiement par carte bancaire classique n’est tout simplement pas possible, ce qui oblige les conducteurs à jongler entre plusieurs applications. Sans solution centralisée, chaque recharge génère un justificatif à transmettre, un remboursement à attendre (deux à quatre semaines en moyenne) et des données de consommation introuvables. C’est précisément là qu’intervient la carte de recharge professionnelle. Cliquez pour obtenir plus d’informations.
Ce que change concrètement un badge de recharge dédié
Une carte de recharge pro, qu’il s’agisse d’un badge RFID ou d’une application mobile, rattache chaque session de charge à l’entreprise. Résultat : une seule facture, des données consolidées par conducteur et par véhicule, et la fin des notes de frais improvisées. C’est, en quelque sorte, ce que la carte carburant a fait pour les flottes thermiques, appliqué à la mobilité électrique.
La couverture réseau varie sensiblement selon les offres : certaines atteignent plus de 150 000 points en France et plus de 800 000 en Europe. Un point de vigilance s’impose toutefois : une couverture affichée à « 99 % des bornes » ne signifie pas la même chose selon les opérateurs. Avant de choisir, il vaut mieux cartographier les trajets réels des conducteurs plutôt que de se fier aux seuls chiffres marketing. À noter que le taux de disponibilité moyen des bornes publiques plafonne autour de 80 %, les pannes et opérations de maintenance pesant pour les 20 % restants.
Du côté fiscal, la carte centralisée simplifie aussi la récupération de TVA : une facture unique remplace la collecte laborieuse de multiples justificatifs. Les entreprises soumises à la taxe TIVA (flottes de 100 véhicules et plus) ont par ailleurs tout intérêt à structurer rapidement leur approche, le tarif de référence passant de 2 000 à 4 000 euros en 2026, et à 5 000 euros dès 2027.
La carte de recharge n’est pas une solution miracle isolée : elle constitue le premier pilier d’une stratégie complète, aux côtés de la supervision des bornes sur site et d’une solution adaptée à la recharge à domicile. Les entreprises qui avancent sur ces trois fronts à la fois seront les mieux armées pour absorber la prochaine vague d’électrification de leur parc, sans désorganisation ni surcoûts cachés.


